Il était une fois un jeune gars aux mains curieuses et douées. Pourquoi ?
Démonter des machines, les remonter, en créer de nouvelles, jouer du violon et du trombone... Sous l'œil exigeant et stimulant du papa, ses mains ne cessent de dessiner, façonner. Un jour, il marie un flipper américain avec un xylophone : sans doute le premier d'une longue série d'hybrides musico-mécaniques...
De formation classique partagée entre le Conservatoire de musique et le Lycée technique, Franz Clochard cultive l'esprit de recherche ambitieux et culotté de l'autodidacte. Ne lui parlez pas de « bricolage » au risque de le contrarier fortement. Il revendique le perfectionnisme et le savoir-faire des vrais artisans, veut conjuguer audace et rigueur, s'éloigner des routes trop balisées et défricher de nouveaux sentiers de créations.

Franz est un chercheur perpétuel, un chercheur de surprises : faire du jamais vu avec des objets connus, comme UN PIANO À POULES ou une « centrifugeuse à musiciens » (La Toupie). Le public découvre quelque chose d'inattendu et en même temps d'évident, comme un rêve accompli, voué à marquer les esprits pour longtemps.

Le cirque Archaos

Inventeur, mécanicien et musicien, le cirque l'attendait, sans doute...
En 1985, il fonde avec d'autres artistes le Cirque Archaos. Franz y mêle musique et cascades pour créer des émotions extrêmes, quoi qu'il en coûte : une moto et une tronçonneuse ascensionnelles, de l'adrénaline pure qu'il mêle à la tendresse de son violon. Compétiteur et artiste. Mécanique et musique. Déjà le goût des mariages chocs, et du partage... Franz réinvente les règles du cirque.

Franz CLOCHARD

La compagnie Mécanique Vivante

Franz Clochard crée en 1989 la compagnie Mécanique Vivante, qui ne pourrait mieux porter son nom : des machines mises en scène, des spectacles créés pour les villes et les campagnes, de l'échelle intime de l'individu à celle d'une vallée entière. En 2002, la compagnie s'installe dans l'usine de Champclauson, hameau cévenol à deux pas d'Alès. Dans ce lieu vont naître de petites ou grandes mécaniques rêvées et réalisées par l'équipe de musiciens, ingénieurs, dessinateurs, artisans. Ils y relèvent un double défi : œuvrer ensemble au cours des années en associant étroitement art et technologie.
L'objet de tous les jours, inscrit dans l'inconscient collectif, dort à moitié. La compagnie le réveille en l'amenant ailleurs : objet familier donc accessible, détourné donc déroutant !
Des objets certes, mais construits par des humains pour des humains, mobiles, musicaux et surprenants comme des humains...

Le piano à Poules